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Quel avenir pour les smartphones pliables ?

avenir des smartphones pliables
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Article publié le 10 avril 2021, mis à jour le 26 octobre 2026 : ce que sont devenus les freins identifiés en 2021, chiffres du marché et sources.

En bref : en avril 2021, nous jugions que les smartphones pliables avaient un vrai avenir, mais que leur fragilité et leur prix, souvent supérieur à 1 500 euros, freinaient le grand public. Cinq ans plus tard, le marché a grandi : Counterpoint Research prévoyait encore une hausse de 21 % des ventes en 2026, avec l’arrivée d’Apple. La solidité a progressé grâce au verre ultrafin, mais les prix et le coût des réparations restent élevés.

Cela faisait quelques années que les smartphones pliables étaient commercialisés, avec le Royole FlexPai en pionnier, suivi par Huawei, Samsung et Motorola. L’offre restait limitée, mais l’arrivée de nouveaux acteurs en 2021, comme Xiaomi ou Oppo, et des offres complémentaires comme le Surface Duo de Microsoft ou la gamme Dual Screen de LG, laissaient présager davantage de dynamisme. On pouvait toutefois s’interroger sur l’avenir des smartphones pliables. Combien de personnes en étaient équipées dans votre entourage ? Ce n’était pas vraiment un raz-de-marée. Les ventes allaient-elles décoller ? Sur quels leviers les marques devaient-elles jouer ?

Les smartphones pliables, un créneau à fort potentiel

Ces téléphones à écran pliable sont loin d’être de simples gadgets. Leurs usages sont multiples : pour le travail, ils permettent de gérer plusieurs applications à la fois ; pour les jeux, ils offrent un affichage plus grand et de nouvelles possibilités. Et côté encombrement, ils mettent une tablette dans la poche ou le sac.

À la rédaction, nous étions persuadés que les smartphones pliables avaient un réel avenir. Mais les produits de l’époque souffraient de lacunes qui expliquaient le manque d’intérêt du grand public.

Visuel officiel du Samsung Galaxy Z Fold2 5G

Les faiblesses qui freinaient leur développement

Deux critiques revenaient souvent : la fragilité et le prix.

La fragilité

Il faut l’avouer : les déboires de Samsung à la sortie du premier Galaxy Fold avaient contribué à la mauvaise image des smartphones pliables. Le public restait méfiant envers la solidité des charnières et la longévité des écrans.

Même sur les modèles récents, la zone de pliage finissait par laisser une trace, et l’on ne savait pas encore comment ces appareils vieilliraient. Vu leur prix, ces réticences se comprenaient.

Le prix

Dépenser plus de 1 000 euros, voire plus de 1 500 euros pour certains modèles, incitait à la réflexion. À la fragilité s’ajoutaient des caractéristiques souvent inférieures à celles des smartphones haut de gamme classiques : le prix élevé s’expliquait par l’écran pliable, pas par le processeur, la mémoire ou les capteurs photo.

Cinq ans après : ce qui a changé

Le marché a décollé. Samsung détenait environ 40 % des ventes mondiales de pliables en 2025, et Counterpoint Research prévoyait une hausse de 21 % du marché en 2026, avec l’arrivée d’Apple, crédité d’environ 25 % des ventes, selon The Asia Business Daily. Apple a en effet lancé l’iPhone Duo en octobre 2026 (Apple Newsroom).

La solidité a progressé. Le plastique a cédé la place au verre ultrafin, inauguré par Samsung sur le Galaxy Z Flip en 2020 (Android Police), et Apple a conçu la couche de protection de l’iPhone Duo comme une pièce remplaçable (MacRumors). La question n’est pas réglée pour autant : des écrans fissurés au niveau de la charnière ont été signalés sur l’iPhone Duo dès sa sortie (MacRumors).

Le prix reste un frein. Les pliables à clapet sont devenus plus accessibles que les modèles au format livre, mais restent chers : le Xiaomi Mix Flip a été lancé en Europe à 1 300 euros (GSMArena). Et une réparation coûte cher : SamMobile relevait en 2025 des tarifs de plusieurs centaines d’euros pour remplacer l’écran d’un Galaxy Z Fold7 (SamMobile).

Sources

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